Anomalies de revenus en hausse

Selon une étude sur les prêts hypothécaires assurés par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, les chasseurs de logements canadiens ne disent pas la vérité sur leurs demandes de prêt hypothécaire et les courtiers ne sont pas à blâmer.

La SCHL a déterminé que les acheteurs potentiels gonflent leurs revenus déclarés beaucoup plus souvent qu’avec l’Agence du revenu du Canada. Selon le Haider Moranis Bulletin du Financial Post, c’est probablement parce que la fraude hypothécaire n’a pas ébranlé les fondations du système financier du pays comme au sud de la frontière, ce qui a suscité des enquêtes. De plus, il n’est pas clair dans quelle mesure les déclarations frauduleuses affectent les taux de défaut hypothécaire.

Le document de recherche du personnel de la SCHL rédigé par Kiana Basiri et Babak Mahmoudi a juxtaposé les éventuelles anomalies de revenu des acheteurs d’une première maison dont les revenus étaient déclarés à l’ARC entre 2004 et 2014 et a conclu que les marchés confrontés à des problèmes d’abordabilité présentaient des anomalies plus élevées. Pas étonnant non plus, le document de recherche a noté une corrélation entre des taux de défaut plus élevés et des anomalies de revenu.

Mais il n’y avait pas suffisamment de preuves que les courtiers en hypothèques sont responsables de l’exagération des revenus. Bien que l’on pense parfois que les courtiers se soustraient à leurs devoirs en ignorant les scores Beacon des emprunteurs, l’étude a conclu que les anomalies de revenu ne sont pas plus élevées parmi les prêts hypothécaires émis par des courtiers.

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Les accédants à la propriété, aussi pauvres qu’ils soient, paient généralement pour les acomptes grâce à la convergence de leurs économies, prêts et cadeaux, mais ils ont du mal à le faire. Étant donné que les banques commerciales exigent une mise de fonds de 20% tandis que la SCHL assure des prêts hypothécaires avec aussi peu que 5% de mise de fonds, cette dernière option est une option populaire. Cependant, là où les incidents de revenus anormaux ont augmenté, les arriérés ont également augmenté.

À l’échelle du Canada, seulement 11 520, ou 0,24%, de tous les prêts hypothécaires étaient en souffrance. L’Association des banquiers canadiens note que c’est une bonne chose, car au plus fort de la crise du logement aux États-Unis, les saisies ont atteint 2,2%.

Curieusement, en février 2018, la Saskatchewan – à 0,78% – est à la tête de toutes les provinces en souffrance, tandis que l’Ontario et la Colombie-Britannique ont des taux d’arriérés hypothécaires de 0,1% et 0,15%, respectivement. Les provinces sans problèmes d’abordabilité du logement prononcés affichaient le taux d’arriérés le plus élevé.

Néanmoins, l’étude a mis en évidence deux aspects positifs: le gouffre entre les revenus déclarés à la SCHL et à l’ARC n’est pas très large, et lorsque les prix des logements ont grimpé, les déclarations de revenus falsifiées

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