Baisse de la qualité du crédit au Canada – RBC

La qualité du crédit à la consommation au Canada commence à se détériorer, selon l’analyste de crédit de la Banque Royale du Canada Vivek Selot.

Le taux de roulement – le pourcentage d’utilisateurs de cartes de crédit qui «passent» des impayés à un stade précoce à des impayés de 60 à 89 jours – a atteint le plus haut depuis 2008 pour un programme de carte de crédit, a déclaré Selot dans une analyse mensuelle des programmes de titrisation de crédit.

«Des fissures commencent à apparaître dans de plus en plus d’endroits», a écrit Selot aux clients, cité par Bloomberg.

Les taux de roulement du programme Canadian Credit Card Trust de la Banque Nationale du Canada sont au plus haut depuis 2008, tandis que pour le programme CARDS II de la CIBC, les impayés au stade précoce, les arriérés de 60 à 89 jours et les taux de roulement sont tous supérieurs à la moyenne sur 10 ans, a expliqué Selot.

Des marchés du travail solides et des coûts d’emprunt historiquement bas ont permis aux ménages du Canada d’accumuler certains des ratios dette-revenu les plus élevés du monde développé. Désormais, la hausse des taux d’intérêt et le refroidissement du marché immobilier incitent à penser que le fardeau de la dette constitue une menace pour le système financier.

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En février, le programme de titrisation de marges de crédit immobilier de BMO Fortified Trust a enregistré un taux de perte de 12 points de base, le plus haut niveau depuis le lancement du programme en 2016, a déclaré l’analyste.

Selot a noté que «la qualité du crédit à la consommation semble bénigne», avec des radiations – ou des pertes reconnues – restant proches des creux cycliques. Le taux de paiement moyen en février a chuté d’environ 600 points de base par rapport à janvier à 41,1%, mais a augmenté de 162 points de base par rapport au même mois un an plus tôt.

Cela dit, toute indication potentielle d’un point d’inflexion mérite d’être surveillée, a écrit l’analyste. Le mois dernier, Moody’s Investors Service s’est joint à la Banque des règlements internationaux et à S&P Global Ratings pour avertir que le système bancaire canadien, dominé par cinq grands prêteurs, est confronté à une menace croissante de dégradation des prêts à la consommation.

«Étant donné que la fragilité des bilans des ménages pourrait être un facteur précipitant pour le cycle du crédit, tout signe de détérioration de la qualité du crédit à la consommation semble digne d’attention», a déclaré Selot.

La Banque du Canada rendra sa prochaine décision de taux la semaine prochaine, le 18 avril.

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