La croissance des prêts hypothécaires au Canada tombe à son plus bas niveau depuis 2001

La croissance des prêts hypothécaires au Canada a chuté à son plus faible niveau en près de deux décennies en raison de la hausse des taux d’intérêt et des nouvelles règles hypothécaires entrées en vigueur au début de l’année.

Le crédit hypothécaire résidentiel total n’a augmenté que de 0,3% en moyenne au cours des trois derniers mois, selon de nouvelles données de la Banque du Canada. Représentant le taux le plus lent depuis 2001, il était en baisse par rapport à 0,47% à la fin de 2017 et à environ la moitié du rythme moyen de 0,57% observé au cours des vingt dernières années.

Les encours de prêts hypothécaires résidentiels au Canada totalisent désormais 1,53 billion de dollars, selon les données de la BdC.

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Les coûts d’emprunt augmentent pour la première fois en près d’une décennie, et les récents changements de règles compliquent l’obtention d’un prêt hypothécaire. La sensibilité des consommateurs – et de l’économie – à des taux plus élevés est devenue une question clé pour les décideurs, les Canadiens détenant maintenant une dette record de 1,70 $ pour chaque dollar de revenu disponible.

Dominique Lapointe, économiste à l’Institut d’études fiscales et de démocratie de l’Université d’Ottawa, a déclaré que le ralentissement de la croissance du crédit est un vent contraire potentiel pour l’économie canadienne, du moins à court terme.

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«À court terme, c’est mauvais pour la croissance. À plus long terme, quand cela conduit au désendettement, c’est bon pour la stabilité financière. Ce qui compte, c’est la vitesse de décélération, ou de contraction, du crédit », a déclaré Lapointe à Bloomberg.

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