L’accession à la propriété est encore possible: la SCHL

La propriété américaine étant tombée aux niveaux de 1990, les Canadiens devraient être fiers de savoir qu’ils peuvent encore réaliser leurs propres rêves de propriété.

Et selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, ce rêve a été entretenu par des pratiques bancaires prudentes et une réticence à embrasser le marché américain des subprimes.

«Environ 70% des prêts hypothécaires canadiens sont assurés. Aux États-Unis, au cours des années précédant le ralentissement économique de 2008, environ 15% des prêts hypothécaires étaient assurés », explique Karine LeBlanc, de la SCHL. «En raison de normes de souscription prudentes et de la haute qualité des prêts hypothécaires, le taux des arriérés hypothécaires au Canada est inférieur à un demi pour cent.»

L’accession à la propriété aux États-Unis a atteint un niveau record de 69% en 2004, avant que la bulle immobilière ne se gonfle puis n’éclate, éliminant ainsi plus de 7 millions d’Américains de ce groupe.

Aujourd’hui, l’accession à la propriété aux États-Unis est de retour à 65 pour cent – des niveaux jamais vus depuis le début des années 1990, tous les indicateurs indiquant une chute d’un autre point à 64 pour cent.

Les législateurs américains subissent des pressions publiques pour garantir que les nouvelles normes hypothécaires conçues pour éviter un autre crash soient suffisamment flexibles pour que les familles puissent bénéficier de la reprise. La SCHL est fière des normes en place ici qui ont permis aux Canadiens de ne pas ressentir les effets de la crise du logement aux États-Unis – une leçon selon la SCHL a été apprise au début des années 1990.

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«Bien que cela soit souvent attribué à une culture d’entreprise traditionnellement conservatrice au Canada, un facteur important ici est les difficiles leçons tirées des problèmes bancaires antérieurs. Un exemple est les difficultés économiques du début des années 90, qui comprenaient un ralentissement important du logement », déclare la SCHL dans son récent rapport« Comparaison des systèmes de financement du logement au Canada et aux États-Unis ». «Les banques canadiennes sont donc entrées dans la récente période de tensions financières avec de meilleures pratiques de gestion des risques, axées sur la limitation des pertes de crédit, que lors des épisodes précédents. Cela a contribué à limiter leur exposition à certains secteurs et produits potentiellement plus risqués. Par exemple, les prêts hypothécaires à risque. »

Une proposition que les régulateurs américains proposent est une version assouplie d’une règle obligeant les banques à conserver une participation dans les prêts hypothécaires à risque qu’elles titrisent. Ce sont des prêts à faible acompte assortis de prêts hypothécaires exotiques à taux ajustables qui ont alimenté la bulle immobilière et détruit le secteur financier américain.

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