Le COVID-19 pourrait tripler les niveaux de délinquance hypothécaire – TransUnion

L’épidémie mondiale de coronavirus entraînera un triplement des impayés hypothécaires d’ici la fin de cette année, tandis que les impayés non hypothécaires devraient connaître une augmentation plus modeste, selon une nouvelle étude de TransUnion Canada.

Dans ses «prévisions de crédit 2020», TransUnion a déclaré que la part des paiements hypothécaires en retard de 90 jours ou plus passera de 0,3% au premier trimestre 2020 à 0,9% au quatrième trimestre.

En revanche, la délinquance non hypothécaire – qui comprend les prêts personnels, les prêts automobiles, les cartes de crédit et autres produits similaires – passera de 5,8% au premier trimestre 2020 à 6,9% à la fin du troisième trimestre.

«Alors que le chômage atteint des niveaux jamais vus depuis plusieurs années, il est important de prendre du recul et de réévaluer l’impact du COVID-19 sur le marché du crédit à la consommation au cours des prochains trimestres», a déclaré Matt Fabian, directeur de la recherche et du conseil en services financiers chez TransUnion. «Le chômage élevé et son effet sur le revenu des consommateurs et la capacité de payer leurs dettes est l’un des principaux moteurs de l’augmentation de la délinquance.»

Depuis que la pandémie s’est emparée des marchés canadiens à la mi-mars, divers observateurs ont souligné les multiples risques que le virus a introduits sur le marché du logement.

Ces dangers comprennent le taux d’insolvabilité du pays: les chiffres du Bureau du surintendant des faillites du Canada indiquent que la période de janvier à mars a vu un total de 141757 dépôts d’insolvabilité, ce qui représente une augmentation annuelle de 8,4% et atteint le plus haut niveau de mars depuis 2010.

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