Le taux d’inoccupation des résidences pour personnes âgées diminue dans trois principaux marchés

Dans une nouvelle série de publications de données, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a annoncé que les taux d’inoccupation des résidences pour aînés ont connu de légères baisses dans les trois plus importants marchés du logement pour aînés du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.

Les rapports régionaux sur le logement des aînés de la SCHL ont fourni des paramètres pour deux types de locaux: les espaces standard et non standard.

«Les espaces standard, également appelés vie autonome, sont ceux occupés par un résident qui paie le loyer du marché et qui ne reçoit pas 1,5 heure ou plus de soins par jour. Un espace non standard est un espace dans lequel les résidents reçoivent au moins 1,5 heure de soins par jour, les espaces étant utilisés pour le répit et les espaces non marchands », a expliqué la SCHL.

Au Québec, le taux d’inoccupation des espaces standards est tombé à 6,2% en 2017, comparativement à 6,8% en 2016. Au cours de la même période, le taux d’inoccupation des espaces non standard est passé de 5,5% à 5,0%. Le loyer moyen était de 1 678 $ par mois pour les places standard et de 3 200 $ pour les espaces de soins intensifs.

«La baisse progressive du taux d’inoccupation des maisons de retraite privées reflète une demande soutenue. Mais alors que 18% des Québécois âgés de 75 ans et plus vivent dans une maison de retraite, les autres optent pour des formes alternatives de logement. Il sera essentiel pour nous de comprendre la trajectoire résidentielle des baby-boomers, car elle sera un facteur déterminant pour l’avenir du secteur de l’habitation et pour la société dans son ensemble », a déclaré l’économiste régional québécois de la SCHL, Kevin Hughes.

Par contre, l’Ontario a vu le nombre de places vacantes pour les places standard chuter à 10,4% en 2017 et les vacances pour tous les espaces à 10,3%. Le loyer moyen des espaces standards est passé à 3 526 $.

«Le taux d’inoccupation global en Ontario a atteint le niveau le plus bas depuis 2001, la demande de logements pour personnes âgées ayant dépassé l’offre. Les taux d’inoccupation ont chuté dans plus de la moitié des marchés ontariens en 2017. De nombreux secteurs ont montré des signes de demande refoulée en raison d’une croissance de la demande plus forte que de la croissance de l’offre », selon Jean Sébastien Michel, directeur de la SCHL, analyse de marché (Ontario).

Pendant ce temps, le taux d’inoccupation global des logements autonomes dans les résidences pour personnes âgées de la Colombie-Britannique a chuté de près de deux points de pourcentage d’une année à l’autre pour s’établir à 4,5% en 2017.

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