Les emprunts des ménages ne sont plus aussi fervents qu’auparavant

Les données de la Banque du Canada couvrant le mois de novembre montrent que les ménages canadiens ne sont plus aussi désireux d’emprunter qu’auparavant.

Les chiffres de la banque centrale ont indiqué que le crédit aux ménages représentait 2,25 billions de dollars sur le total de 4,50 billions de dollars d’encours en novembre 2019. Le crédit aux ménages a connu une augmentation annuelle de 3,88% et une hausse de 0,29% d’un mois à l’autre.

Cependant, alors que ceux-ci peuvent être considérés comme des chiffres de croissance relativement lents, «c’est le taux le plus élevé depuis juin 2018. Les emprunts connaissent une légère reprise jusqu’à présent, tirée par un retour des emprunts hypothécaires», a déclaré le portail d’informations immobilières Better Dwelling.

«Les Canadiens risquent de manquer de raisons d’emprunter de l’argent, alors que la croissance totale du crédit diminue.»

L’encours global de la dette des prêteurs institutionnels du pays s’élevait à 4,50 billions de dollars en novembre, en hausse de 4,41% d’une année sur l’autre et de 0,22% par mois. «Le taux de croissance est désormais le plus bas depuis octobre 2010. Étonnamment, la croissance du crédit à la consommation s’accélère, tandis que la croissance des entreprises diminue désormais.»

L’endettement croissant est maintenant la réalité pour une proportion importante d’emprunteurs canadiens, si l’on en croit les chiffres récents de Statistique Canada.

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À la fin de 2019, le ménage canadien moyen doit 1,76 $ pour chaque dollar de revenu disponible annuel, selon Bloomberg.

Plusieurs années de faibles coûts d’emprunt n’ont pas favorisé une grande partie du marché, selon Kelley Keehn, défenseur des consommateurs de FP Canada.

«Les faibles taux d’intérêt ont été excellents pour l’économie et les politiciens, mais terribles pour le bien-être financier des consommateurs», a déclaré Keehn à BNN Bloomberg dans une interview. «Ce que nous avons appris en cours de route, c’est que les dépenses aléatoires, même si elles n’ont pas de plan pour les rembourser, peuvent affecter votre santé, votre travail et votre état d’esprit… Le résultat est que les Canadiens perdent le sommeil à cause de leurs problèmes d’argent, les milléniaux mentent sur leurs finances et plus d’employés utilisent le temps de travail pour faire face aux tensions financières. »

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