Les intérêts absorbent une part de plus en plus importante du service de la dette hypothécaire

Selon des données récentes de Statistique Canada, les propriétaires canadiens ont payé 91,42 milliards de dollars en remboursements de dettes hypothécaires au cours du seul premier trimestre de l’année, dont plus de la moitié ont servi aux intérêts.

Cette somme était de 2,04% supérieure au volume observé au cours du trimestre précédent, ainsi que de 7,30% plus élevée sur une base annuelle.

Les intérêts représentaient une nette majorité des paiements, augmentant de 13,78% d’une année à l’autre pour atteindre 51,89 milliards de dollars au premier trimestre de 2019. Meilleur logement a déclaré dans son analyse des chiffres que c’était le plus important que les ménages canadiens aient dépensé en intérêts depuis le quatrième trimestre de 2014.

«Les ménages paient des montants records sur les prêts hypothécaires, mais le principal est moins élevé. Le montant consacré au principal a atteint 39,53 milliards de dollars au premier trimestre 2019, en baisse de 0,39% par rapport au trimestre précédent. La baisse était si importante que la contribution principale a chuté de 0,17% d’une année à l’autre. Moins de capital remboursé signifie un solde plus important et plus d’intérêts. »

Les chiffres de la Banque du Canada le mois dernier indiquaient que le solde de la dette hypothécaire du pays augmentait inexorablement, atteignant un sommet record de 1,56 billion de dollars en mai, bien que l’augmentation annuelle soit l’une des plus faibles de ce mois.

Selon la banque centrale, le solde global de la dette hypothécaire a augmenté de 3,64% en glissement annuel. Ce taux était de 22,2% plus faible que la croissance annuelle observée en mai 2018, et il s’agissait du «taux de croissance annuel le plus lent en mai depuis au moins 29 ans, à l’exception de 2001».

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«Cette seule exception a vu les taux d’intérêt baisser plusieurs fois pour ramener la croissance», Meilleur logement c’est noté. «Il y a quelques signes que la croissance des prêts hypothécaires a atteint un creux, en attendant l’absence de pression externe. Cependant, la traditionnelle saison chargée des ventes immobilières est en grande partie passée. Cela pourrait freiner l’élan actuel.

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