Les libéraux ne tiennent pas leurs promesses antérieures

Les actions des libéraux d’Ottawa vont à l’encontre de leurs promesses antérieures de devenir les défenseurs des droits au logement des Canadiens des classes moyenne et inférieure, selon le député de Calgary Shepard Tom Kmiec.

Dans un nouvel article d’opinion pour le Journal d’Edmonton, Kmiec a noté que la décision des libéraux de mettre leur veto «à deux occasions distinctes, des motions présentées au comité des finances du Parlement qui auraient étudié les effets des changements les plus récents et radicaux aux règles fédérales en matière d’hypothèques connues sous le nom de B-20», envoie le message suivant: le parti ne se soucie pas du coût de la vie quotidienne du Canadien moyen.

Kmiec, qui est également membre du Comité permanent des finances, a fait pression pour les deux motions. Il a soutenu que loin d’améliorer la situation des acheteurs de maisons au Canada, les libéraux et le BSIF ont plutôt poussé ce segment de marché au point de rupture via le B-20.

«Six mois après le début de 2018 et les effets néfastes de ces nouvelles modifications hypothécaires se sont déjà concrétisés. Un article récent de la SRC rapportait que plus de 100 000 Canadiens échoueraient au test de résistance et que 50 000 Canadiens seraient empêchés d’acheter une maison », a écrit Kmiec. «Imaginez que des dizaines de milliers de Canadiens se voient arracher l’accès à la propriété. Telle est la réalité que ces changements ont créée. »

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De nouvelles données de Professionnels hypothécaires du Canada soutiennent davantage ce point, a déclaré Kmiec. Dans une étude récente, MPC a rapporté que jusqu’à 20% de prêts hypothécaires en plus ont été refusés par les plus grands prêteurs depuis la mise en œuvre du B-20. «Cette énorme baisse de l’activité économique a amené la Banque du Canada à afficher la plus faible croissance hypothécaire au Canada depuis 2001.»

«La réglementation au nom de la réglementation, ou pire, une réglementation mal placée, n’est pas une bonne politique publique. Quelles que soient les intentions derrière ces nouvelles modifications hypothécaires, l’impact a été catastrophique », a-t-il ajouté. «Les libéraux ont introduit plus d’une douzaine de modifications réglementaires aux règles sur les prêts hypothécaires en trois ans, ce qui, de toute évidence, ne permet pas d’améliorer l’abordabilité ou la stabilité du marché.

C’est cette volonté de microgérer le marché sans même bénéficier d’une étude approfondie des effets potentiels qui a amené le marché à son état actuel, a déclaré Kmiec.

«Lorsque les indicateurs du marché montrent que les ventes de maisons chutent jusqu’à 20% et que d’énormes segments de la population sont expulsés du marché du logement, la logique indiquerait qu’une étude plus approfondie est justifiée», a-t-il déploré. «C’est précisément ce que j’ai demandé: une occasion d’étudier les effets de l’hypothèque B-20 sur les familles canadiennes. Malheureusement, les libéraux ne sont pas en faveur d’obtenir plus de preuves.

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