Les reports ne représentent plus que 0,8 % des portefeuilles de prêts hypothécaires résidentiels des banques canadiennes

La « falaise de report » tant redoutée projetée à la suite de la pandémie de COVID-19 ne s’est jusqu’à présent pas matérialisée, les reports actifs dans les banques canadiennes ne représentant que 0,8 % de leurs portefeuilles de prêts hypothécaires résidentiels en décembre.

Les données de l’Association des banquiers canadiens ont montré que cela équivalait à 37 582 reports actifs de prêts hypothécaires.

Pour mémoire, les reports tout au long de 2020 ont représenté près de 17% des portefeuilles de prêts résidentiels des banques, totalisant environ 800 000 prêts hypothécaires différés.

« Si vous regardez le nombre de reports de prêts hypothécaires qui restent dans le système, c’est une petite fraction de ce qu’il était », a déclaré Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la CIBC. « Pas de fumée, pas de falaise. »

Cela allait à l’encontre des avertissements de plusieurs observateurs selon lesquels la période venant immédiatement après le moment où les reports ont commencé à se terminer serait caractérisée par des emprunteurs désespérés de consolider leurs budgets mensuels en empruntant davantage.

Un mois après 2021, cela ne semble pas être le cas.

Cependant, les ménages canadiens ne se détendent pas encore. Un récent sondage de TransUnion a révélé que malgré le retour au travail régulier de millions d’employés, près de la moitié des Canadiens ont vu leurs revenus baisser pendant la pandémie, près de 40 % d’entre eux exprimant leur anxiété à l’idée de payer leurs factures.

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Le sondage a également révélé que 40 % des Canadiens vivant en Ontario et au Québec, ainsi que 38 % dans l’Ouest canadien et 33 % dans le Canada atlantique, s’inquiètent de leur situation financière pendant la pandémie.

De telles craintes semblent être ancrées dans la réalité : les chiffres de Statistique Canada ont montré que la dette des ménages en pourcentage du revenu disponible est passée à 170,7 % avant la fin de 2020, soit nettement plus que le niveau de 162,8 % observé au deuxième trimestre de l’année. Le ratio du service de la dette des ménages est également passé d’une moyenne de 12,36 % à 13,22 % au cours de la même période, se remettant des baisses observées au cours des premiers mois de la pandémie de COVID-19.

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