Les taux hypothécaires pourraient-ils commencer à augmenter plus tôt que prévu?

Bien que l’économie canadienne ait enregistré sa plus forte baisse annuelle de 5,1% l’an dernier, elle est également en passe d’afficher un retour au quatrième trimestre, ce qui pourrait forcer la Banque du Canada à maîtriser l’inflation plus tôt que prévu.

«Cela a des implications politiques potentiellement importantes pour la Banque du Canada, qui semble de plus en plus s’être trop engagée à maintenir les taux inchangés jusqu’en 2023», a écrit l’économiste de la Banque Scotia Derek Holt dans une note de recherche récente.

Bien que les données sur le PIB ne soient pas encore disponibles pour décembre, le quatrième trimestre est en passe d’afficher un gain de 7,8%, selon les estimations.

Holt a ajouté que sur la base des données préliminaires du quatrième trimestre, le premier trimestre a maintenant environ 1,7% de PIB annualisé «cuit» en lui. Ce serait en contraste frappant avec la contraction de 2,5% prévue par la Banque du Canada dans son rapport sur la politique monétaire de janvier.

De plus, certains affirment que les discussions du gouvernement fédéral concernant jusqu’à 100 milliards de dollars de nouvelles dépenses de relance au cours des trois prochaines années pourraient contribuer à stimuler la demande.

«Un risque majeur est que les 70-100 (milliards) de dollars proposés en fonds de relance sur trois ans survivent à leurs besoins, du moins lorsqu’il s’agit de stimuler la demande après 2021», a écrit l’économiste CIBC Avery Shenfeld.

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Implications pour les taux d’intérêt

Tout cela se traduit par la nécessité de relever les taux d’intérêt avant la période 2023, qui a été répétée dans les messages de la BdC ces derniers mois.

«Si l’économie canadienne a surpassé les attentes sans vaccins, alors imaginez comment elle pourrait fonctionner alors que l’immunité collective approche à l’automne et ce que cela pourrait signifier pour la politique monétaire», a ajouté Holt.

«Avec une inflation sous-jacente moyenne se situant autour de 1,6-1,7% et juste dixièmes en dessous de l’objectif de 2%, la BdC pourrait se retrouver sur sa cible d’inflation ou au-dessus et plus tôt qu’elle ne le pense.

Shenfeld a tiré la même conclusion en disant que si assez la demande s’ajoute après 2021 et l’économie pourrait se rapprocher du plein emploi, «les dépenses publiques supplémentaires étant compensées par un besoin antérieur de relever les taux d’intérêt pour contenir l’inflation.»

À quoi les emprunteurs devraient-ils penser?

Le conseil de Holt à ceux qui sont lourdement endettés est de planifier leurs finances sur la base du fait que la BdC commence à augmenter ses taux «considérablement plus tôt» que 2023.

«Si le relâchement est éliminé l’année prochaine et que l’inflation revient plus près de l’objectif, alors il ne devrait y avoir aucune raison convaincante pour laquelle la BdC serait toujours assise sur de tels niveaux d’urgence de relance si l’urgence est passée depuis longtemps», écrit-il.

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Cela peut également inciter les nouveaux acheteurs à faire une pause s’ils envisagent d’obtenir un taux hypothécaire variable. Avec des prêts hypothécaires à taux variable dont le prix n’est que de 30 points de base en dessous de certains prêts hypothécaires à taux fixe, il ne faudrait qu’une seule hausse des taux de la Banque du Canada pour que cet avantage disparaisse.

Pour cette raison, beaucoup ont déjà choisi la sécurité des taux fixes historiquement bas d’aujourd’hui.

Mais eux aussi pourraient commencer à augmenter rapidement au premier signe qu’une reprise s’installe.

«Si la BdC estime que notre reprise économique a atteint un niveau plus durable, elle commencera à réduire ses achats (d’assouplissement quantitatif) (d’obligations), et lorsque cela se produira, on s’attend à ce que nos obligations d’État produisent des rendements et l’hypothèque fixe. les taux qui leur sont facturés augmenteront en conséquence », a écrit Dave Larock de Integrated Mortgage Planners Inc.

«Bien que cela puisse ne pas être intuitif à première vue, les changements dans les perspectives de la BdC sont donc susceptibles d’avoir un impact sur nos taux hypothécaires fixes bien avant d’avoir un impact sur nos taux variables.

Rapport sur les perspectives de logement de la SCHL

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