L’impact des taux négatifs sur le logement au Canada

Le taux directeur de la Banque du Canada se situe actuellement à 0,5%, et la majorité des analystes conviennent que ce chiffre ne tombera pas sous zéro de si tôt.

Cependant, Citigroup a fait valoir plus tôt cette année que la BdC n’avait pas encore terminé ses baisses de taux. L’institution multinationale a également déclaré que le Canada appliquera probablement des taux négatifs d’ici deux ans. L’intérêt négatif est parfois utilisé pour stimuler l’économie et prévenir la déflation.

La BdC devrait fixer ses taux directeurs à moins-2 pour cent pour que les taux hypothécaires deviennent négatifs, ce qui pourrait déclencher ce que le Fonds monétaire international craint comme un «cycle d’expansion et de récession» des prix des logements et autres actifs similaires.

«Alors que les marges des banques sont réduites, elles peuvent commencer à prêter à des emprunteurs plus risqués pour maintenir leurs niveaux de profit», a écrit le FMI dans un blog, cité par Entreprise HuffPost Canada.

Certains observateurs ont souligné que cela conduirait plutôt à une grande bulle immobilière.

Exemple concret: les Pays-Bas, qui ont vu les prix des maisons dans la capitale gonfler de 20% en 2015, malgré un ralentissement de 2% des ventes.

Le principal prêteur Realkredit Danmark a déclaré avoir déjà payé des intérêts négatifs à 758 créanciers hypothécaires à ce jour, tandis que le bureau de protection financière des consommateurs du pays, Kifid, a ordonné à un autre prêteur de payer les emprunteurs qui avaient précédemment contracté des hypothèques en francs suisses (suite à la baisse du taux suisse à moins-1 pour cent).

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Les autorités bancaires sonnent l’alarme sur l’instabilité fondamentale que des taux d’intérêt négatifs introduisent sur le marché, montrant qu’une telle évolution pourrait ne pas être dans l’intérêt du marché immobilier canadien.

« C’est dangereux. Nos ménages empruntent beaucoup, beaucoup trop. Il doit être inversé le plus tôt possible », a déclaré Stefan Ingves, directeur de la Riksbank, dans un entretien avec le le journal Wall Street.

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