Montréal ne sera PAS le prochain Vancouver ou Toronto

Montréal ne se porte peut-être pas mal par rapport aux autres grandes villes canadiennes, mais contrairement aux nombreux éloges des médias et des professionnels de l’industrie, la ville est loin d’être à l’avant-garde pour devenir le prochain marché de l’habitation en ébullition.

Ceci selon la dernière analyse de Better Dwelling, qui soutenait que les chiffres du CREA et de la CIGM montraient que le secteur immobilier montréalais montre des signes de «fabrication narrative».

«C’est à ce moment-là que l’industrie utilise des observations dont on ne peut pas prouver qu’elles génèrent FOMO des acheteurs. Achetez maintenant, sinon une personne mystérieuse de l’Est vous empêchera d’accéder à la propriété dans votre propre ville! »

«Une fois que cette peur se manifestera, les spéculateurs nationaux commenceront à faire monter les prix – attirant les spéculateurs mondiaux. C’est à ce moment-là qu’il passe d’un marché sain à un marché spéculatif. Ils joueront les uns contre les autres, jusqu’à ce que la croissance diminue. Ils partent aussi vite qu’ils arrivent, et les habitants se retrouvent généralement avec rien de plus qu’une pile de dettes », a expliqué Better Dwelling.

Cadrer la croissance des prix en termes de valeur en dollars sans autre contexte peut sembler remarquable, a ajouté Better Dwelling, mais les pourcentages représentés par ces chiffres révèlent une histoire bien différente.

«Le prix de référence, qui est le prix d’une maison typique, est passé à 326 400 $. Cela représente une énorme augmentation de 0,06% par rapport au mois précédent, ce qui équivaut à 200 $. Par rapport au même mois l’année précédente, ce prix est supérieur de 4,64% (14 500 $). En revanche, l’augmentation annuelle des prix de référence pour tous les centres urbains canadiens était de 11,24% », indique l’analyse. «Montréal a eu une bonne ascension, mais elle a sous-performé le composite national.

A lire  Les Canadiens endettés ralentissent leurs dépenses

«Le prix de vente moyen a montré des gains encore plus prudents. La maison moyenne du Grand Montréal s’est vendue 374 333 $, une augmentation de 4,1% par rapport au même mois l’an dernier. Encore une fois, c’est un marché sain, mais seulement un cran au-dessus de l’inflation. »

Et même la croissance tant vantée de l’activité dans le segment de l’immobilier de luxe s’est avérée moins qu’impressionnante.

«Le mois d’août a vu 64 ventes supérieures à un million de dollars, contre 59 le même mois l’an dernier. Il s’agit d’une croissance de 8%, une touche sous la croissance de 8,1% de toutes les ventes de la région. Les ventes de plus de 1 million de dollars ont représenté 2,2 pour cent de toutes les ventes à Montréal. Cela ne représente pas une part énorme des ventes, ni une croissance énorme, quelle que soit la manière dont les agents manipulent ces statistiques. »

«Pour contraster, regardons les ventes de luxe à Toronto – qui dépassent généralement 2 millions de dollars. Le nombre de ventes en août supérieur à 2 millions de dollars était de 132, soit environ 4,8% du marché. Si nous comptions le nombre de ventes de plus d’un million à Toronto, ce chiffre grimperait à 15%. »

A lire  La popularité des condos et des maisons de ville à Vancouver monte en flèche

Histoires liées:

Le secteur résidentiel montréalais atteint des sommets records
Montréal maintenant une puissance en herbe de l’immobilier de luxe – Sotheby’s

Tags
Bouton retour en haut de la page
Fermer