Réaction en chaîne des augmentations des taux hypothécaires financés par les banques possible

Dans le but de calmer le marché de l’habitation en plein essor au Canada, qui a vu les prix de l’immobilier atteindre des sommets sans précédent (jusqu’à doubler dans les régions à fort volume comme Toronto et Vancouver), le gouvernement fédéral a annoncé des hausses des taux des prêts hypothécaires financés par les banques – une décision qui, selon les analystes, pourrait être imitée par les principaux prêteurs.

Les observateurs du secteur ont convenu qu’une réaction en chaîne d’augmentations serait compréhensible – voire inévitable – car les banques tenteraient de maintenir leur solvabilité dans un contexte de récession.

«Les banques paient plus d’argent pour la dette qu’elles ne l’ont fait par le passé», a déclaré l’analyste de la dette de la Banque de Montréal, Kris Somers, dans une interview accordée par le Poste financier.

«Étant donné que les banques canadiennes jouent un rôle dans l’économie canadienne, un ralentissement de l’économie ne peut pas vraiment être considéré comme positif pour les banques», a ajouté Somers.

Les experts ont déclaré que les hausses de taux hypothécaires à compter de cette semaine, stimulées en partie par une économie assiégée et une pétro-monnaie en difficulté, entraîneraient des dépenses plus importantes de la part des banques.

«Nous avons commencé à voir des fissures dans le crédit et nous savons que cela va probablement continuer à s’intensifier. Si cela continue, la même logique qui a poussé les banques à se lever continuera de s’appliquer », explique Meny Grauman, analyste financier chez Cormark Securities. Poste financier.

Les taux des hypothèques fixes de cinq ans à la Banque Royale du Canada seraient fixés à 3,04% aujourd’hui (8 janvier), contre 2,94%. En revanche, les taux variables sur cinq ans passeraient à 2,6%, contre 2,45%.

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