Un certain optimisme indispensable sur le marché du logement

Le commandant en second à la Banque du Canada a une vision plutôt optimiste du marché de l’habitation – malgré divers rapports indiquant le contraire.

Carolyn Wilkins, première sous-gouverneure de la Banque du Canada, estime que le marché canadien de l’habitation atteindra un atterrissage en douceur.

«Notre scénario de base, et celui que nous avons décrit dans le [October Monetary Policy Report], est que le marché du logement et l’endettement des ménages vont évoluer de manière constructive », a déclaré Wilkins au Globe and Mail. «Nous ne considérons pas du tout le risque comme faisant partie de notre scénario de base.»

Wilkins soutient que l’économie se redresse et continuera de le faire.

«Nous voyons un renforcement de la croissance au Canada qui vient des États-Unis, de l’assouplissement de la politique monétaire passé et aussi de la baisse du dollar», a-t-elle déclaré vendredi au Globe. «Ce que nous assistons, c’est le rebond en seconde période [of this year] que nous recherchions. Nous voyons des signes que les exportations dont vous vous attendez à mener la reprise, qui seraient également sensibles aux variations du taux de change, reprennent. »

Son point de vue sur le marché du logement sera probablement bien accueilli par les acteurs de l’industrie, qui soutiennent depuis longtemps que la demande continuera de stimuler divers marchés – en particulier dans les grands centres comme Toronto et Vancouver.

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On s’attend à ce que ces deux marchés continuent d’enregistrer des gains impressionnants. Surtout celui de Vancouver.
Un rapport de Central1, une association de coopératives de crédit en Colombie-Britannique et en Ontario, prédit que le prix de vente médian des maisons du Grand Vancouver augmentera au cours des trois prochaines années; 4,5% cette année, 6,1% en 2016 et 3,8% en 2017.

«Les prix des maisons dans la région métropolitaine de Vancouver sont restés à l’honneur, ce qui fait que le débat sur l’abordabilité du logement se répand dans les nouvelles et les médias sociaux», écrit l’économiste Bryan Yu dans le rapport.
Pourtant, le marché du logement a sa part de non-conformistes.

Plus récemment, le Centre canadien de politiques alternatives et l’OCDE ont mis en garde contre les effets d’un krach immobilier sur les Canadiens.

Selon un rapport du groupe de réflexion de gauche, le Centre canadien de politiques alternatives, un jeune propriétaire sur dix se retrouverait avec une hypothèque sous-marine en cas de correction de 20% du logement.

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